C'est un blog qui ressemble à un cabinet de curiosités. Il se remplit au fil des jours. Il contient beaucoup d'images. Il parle de l'air du temps, de l'excitation du moment, des existences presque effacées, de beautés fugitives, de seconde chance. La vie qui va...
Par GLS
| née Virginia Elisabetta Luisa Carlotta Antonietta Teresa Maria Oldoïni, (23 mars 1837-28 novembre 1899). Aristocrate italienne qui a épousé le comte de Castiglione à 16 ans. En 1855 (l'année de naissance de son fils) la comtesse arrive à Paris. Elle devient la maîtresse de Napoléon III. Au mois de juillet 1856 la jeune comtesse se rendit pour la première fois chez Mayer & Pierson, l'atelier de photographie des gens du monde. Elle reviendra dans cet atelier regulièrement pendant 40 ans. On ne sait pas le nombre exact des photographies de la comtesse de Castiglione, La photographie de mode n'existait pas encore et la comtesse de Castiglione invente le genre en posant avec ses robes de Bal, des costumes, des accessoires qu'elle choisit elle- même avec le plus grand soin. . Un jour elle lance au photographe: Pierre-Louis Pierson "Avez-vous bien conscience de ce que Dieu accomplit pour vous en vous faisant le collaborateur de la plus belle créature qui ait existé depuis le commencement du monde?" Elle invente des mises en scène, des poses parfois innatendues. Sous l'un de ses portraits, en 1861, elle copie ces deux vers: "En voyant la Douleur si belle, Qui pourrait vouloir du Bonheur?" même pendant les années de sa reclusion volontaire au 26 place Vendôme et plus tard dans un petit appartement sombre et sale de la rue Cambon, La comtesse Castiglione revenait régulièrement poser devant l'objectif de Pierre-Louis Pierson. Elle termina sa vie misérablement ne sortant plus qu'à la nuit afin que l'on ne distingue plus l'outrage des ans. On dit qu'elle servit de modéle pour le personnage de "la Folle de Chaillot". |



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